Benjamin Orcajada : Paysages

Comme tous les peintres, je commence par le spectacle de la nature... Et je découvre plus qu'une simple image. Grâce aux artistes hollandais, anglais, et impressionnistes, les paysages ont cessé d'être simple fond de décor. Ils occupent toute la toile et nous invitent au voyage, à l'exploration de ces espaces qu'ils exposent.
Pour habiter en conscience ces mondes et leur richesse colorée, il me fallut apprendre à "brouter ces herbes".

Façades

Peindre c'est étaler des pâtes de couleur sur une surface et étrangement y donner l'illusion de la profondeur. Fenêtre ouverte et lignes de fuites vers l'intérieur comme l'ont vu les artistes de la Renaissance, maîtres des perspectives.

Je reviens à ces jeux de compositions semblables à un tissage d'aplats dans le spectacle des façades. Celles, orientalement alambiquées, des palais vénitiens ou celles des modestes maisons des pêcheurs de Burano, rutilantes dans leur palette de couleurs vives.

Arborescence

Les arbres sont extraordinaires. Leur symbolisme est si fort.
Ils sont dans l'empreinte des hommes, dans leur croissance et leur vie.
J'aime les dessiner et les peindre car ils manifestent une intelligence de structure qui leur est propre dans les équilibres qu'ils inventent.
Ils puisent leur force dans la terre pour se dresser et s'élever au ciel. Belle leçon pour nous.

Les oiseaux s'y reposent et notre regard dessine...

Ports

Quel plaisir, revenu au port après quelque navigation au large, de flâner sur les quais où des pêcheurs réparent leurs filets!
Une brise côtière y berce les caïques endimanchés de couleurs rutilantes. Ils dressent dans le ciel une herse de mâts où viennent se poser des oiseaux quémandeurs. Le soleil est en fête; il faut peindre!